De la lecture pour vos vacances et blog en vacances!


Bonjour à tous!

Aujourd’hui pour les vacances des aoûtiens je vous propose de découvrir un polar qui parle pêche et qui est surtout rédigé par l’un des pêcheurs que l’on voit de temps en temps sur le blog! Sander Lucius ou Jean Baptiste Ducournau.

Capture d’écran 2014-06-29 à 23.45.15

Vous pouvez télécharger ce polar pêche sur vos tablettes et smartphone pour ne pas perdre contact avec la Seine cet été. Mieux qu’un long discours un extrait vous mettra plus l’eau à la bouche!

Et un extrait halieutique oblige

 Il relança donc pile au même endroit en ramenant comme il l’avait fait lors de son précédent lancer : trois tours de manivelle, une pause de deux secondes suivie d’une tirée ample du scion. Et c’est juste après la seconde pause qu’il sentit la touche nette et franche. Pas de place pour le doute ! Une grosse perche avait surgi pour s’emparer avec rage de son leurre. Il la ferra sèchement : elle était nettement plus grosse que la précédente, qui avait refusé son poisson nageur. Il la brida tout de même assez vite. 

Il était monté plutôt gros afin de faire face à toutes les situations, car il lui arrivait souvent de croiser le chemin de puissants silures et là, il vaut mieux avoir du répondant et être bien équipé. Comme il ne pêchait pas assez souvent à son goût, il avait préféré sacrifier quelque peu la discrétion et minimiser ainsi les risques de casse, donc de perte de poissons. De même, autant ne pas laisser s’éterniser un combat afin qu’ils puissent repartir dans les meilleures conditions. Mettre un quart d’heure pour ramener une perche de vingt-cinq centimètres avec du matériel ultra léger ne l’excitait pas. Il n’employait jamais de fish grip et saisissait ses prises à la main ; impossible dans le cas présent, le mètre séparant le quai de la surface de l’eau l’interdisait, si bien que, presque sans réfléchir, il décida de la dropper sans autre forme de procès. 

La technique du droppage consiste à soulever le poisson et l’amener directement sur le quai après avoir au préalablement bloqué le frein. Il va de soi que, passé les deux kilos, cette technique devient aléatoire et peut abîmer le poisson comme le matériel. Il s’exécuta et fut agréablement surpris par les trente-huit centimètres de ce sujet, mesuré à l’aide du mètre de couture souple qui ne quittait jamais sa poche. 

Ses superbes zébrures noires, associées à un vert parfait et à des nageoires d’un rouge écarlate de toute beauté, firent forte impression sur le commissaire. Le poisson se révélait exceptionnellement beau et bien proportionné. En lui enlevant le leurre, dont le triple de queue était planté dans la lèvre inférieure à deux endroits, il sortit de son état contemplatif et se dit qu’il fallait vite le remettre à l’eau plus loin. Peut-être même pourrait-il battre son record actuel qui, pour l’instant, s’établissait à quarante-trois centimètres. Il fit une rapide photo avec son smartphone, puis se dirigea vers les herbiers en aval de l’abreuvoir à chevaux afin que le poisson regagne son élément. Une légende bien vivace, à laquelle le commissaire ne croyait pas plus que cela mais que, dans le doute, il appliquait la plupart du temps, était qu’une perche relâchée à l’endroit de sa capture prévenait le reste du banc du danger. Il la libéra donc vite fait et il se dirigeait prestement vers sa canne restée par terre sous le pont quand, soudain, une agression sonore le fit sursauter. Son téléphone… C’était Pereira ! Et si l’inspecteur osait le déranger durant son shoot de pêche, c’était probablement très important. Il hésita, laissa passer le premier appel, puis il décrocha avec un profond soupir à la fin du second.

Le pitch:

Quel est le lien entre une étrange prostituée péruvienne assassinée, un tueur à masque de chien armé d’une disqueuse qui signe ses crimes en décapitant des chats, une petite société high tech côtée dans un des trous noirs de la Bourse, un dentiste – ami d’enfance du commissaire en charge de l’enquête – dont le comportement se modifie entre chien et loup et qui disparaît à la nuit tombée, des amateurs de sensations fortes qui sillonnent les catacombes ? C’est ce que Augustin Cornélius – adepte forcené de la pêche des carnassiers en Seine – et ses deux adjoints, Clara Demaistre – collectionneuse de boules à neige -, et Jean-Christophe Pereira – fan absolu de rétrogaming – vont devoir découvrir.

 

DISPONIBLE ICI :

http://www4.fnac.com/livre-numerique/a7385236/Jean-Baptiste-Ducournau-Lucifuges#FORMAT=ePub

 

Sinon le blog sera à vacances pour le mois d’aout, pour vous proposer une série d’articles plein de poissons à la rentrée!

Bonne vacances à tous

Une réponse à “De la lecture pour vos vacances et blog en vacances!

  1. Yep merci Laurent, un p’tit article dans la pêche et les poissons😉 Des retours plutôt très encourageants et pas mal de presse encore à venir.

    Concernant le sujet du blog on a dit que la pêche y était montrée de manière étonnante et poétique malgré quelques passages un peu technique pour le non-initié et que cela apportait une originalité et une fantaisie rare pour ce type de littérature.

    J’arrête de me lancer des fleurs mais laissez-vous ferrer et donnez vos impressions. De toute façon il y en aura d’autres😉

    Enjoy fishing et bonnes vacances à tous.

    Rien ne calme les passions comme la pêche à la ligne- divertissement philosophique que les sots ont tourné en ridicule comme tout ce qu’ils n’ont pas compris Théophile Gautier

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