Pêcher en bateau


Le Rêve Réalisé

Le rêve de tout  pêcheur en mer est d’avoir son propre bateau ! Combien de fois avez-vous regardez ces rochers au large imaginant les bancs de bars rodant autour ? Combien de fois avez-vous rêvé devant les récits de pêche incroyable réalisés en bateau ? Enfin combien de fois avez-vous pesté contre ce type en bateau qui vient détruire votre petit spot avec son moteur alors qu’il à toute la baie pour lui. Certains pêcheurs du bord ont l’occasion d’avoir de bons amis qui peuvent les emmener sur des bateaux, mais pour la majorité d’entre nous il faut franchir le pas du premier bateau pour accéder à ces moments uniques.

Alors que vous faites de belles pêches du bord avec un poisson par ci par là, vous vous imaginez déjà avec des résultats incroyable avec votre bateau, de toute façon vous n’avez pas le choix, c’est un peu l’argument massue qui à permis à madame de vous laissez faire cette folie. Pourtant la pêche en bateau est totalement différente de la pêche du bord, en raison de la multitude de nouveaux paramètres comme, la dérive, la profondeur, le nombre de spot, Etc…que vous devrez prendre en compte.

Au travers de cet article j’aimerais vous évitez les difficultés que j’ai rencontré avec mon premier bateau.  Alors que comme vous je tirais mon épingle du jeu du bord, en une semaine de pêche intensive au mois de mai et alors que les poissons étaient particulièrement actifs je n’aurai pas touché un bar …Je vous livre ici donc l’ensemble de mes astuces découvertes et transmises après trois saisons intensives de pêche au bar en bateau! On embarque maintenant

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La mer ne s’improvise pas

Un homme à la mer par tribord…

La pêche du bar n’est pas une activité sans danger, une lame imprévue, un démarrage trop brusque pour joindre une chasse sont autant de moyen d’avoir rapidement un homme à la mer. Les gilets de sauvetages modernes ne gênent absolument pas la pêche et se font rapidement oublier en action de pêche, ils sont en plus obligatoire en compétition. Le coupe circuit est tout aussi indispensable, car de toute façon vous ne pécherez pas moteur allumé. Un exercice d’homme à la mer avec un pare battage est toujours un moment amusant que vous pouvez et devez faire réaliser à votre équipage, car si vous tombez qui viendra vous chercher ?

Une bonne navigation est une navigation préparée

La pêche, peut parfois être bien assez compliquée, sans avoir même à gérer la navigation. Etudiez donc un peu la carte avant votre journée de pêche, il est bon de connaître le chenal d’entrée et de sortie, les dangers isolés et enfin les zones que vous comptez pécher. Personnellement je trouve que rien ne remplace une carte marine en papier, mais l’avantage avec votre GPS traceur, c’est que vous pourrez marquer vos zones de pêche et surtout rentrer les routes principales.

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La météo et les conditions de pêche

Sur un bateau votre pêche sera beaucoup plus impactée par la météo qu’elle ne l’était du bord. Il faut de meilleures conditions en bateau qu’il n’en faut du bord. Prenez le plus souvent possible la météo et du plus de sources possibles différentes (Wind guru, la météo marine, le bulletin du port…). Plus il fera beau et plus vous pécherez efficacement, car mieux vous  contrôlerez votre dérive et plus vous aurez de sensation.

 

Matériel de pêche et accessoires

L’uniforme

Une partie de pêche en bateau dure rarement 1 heure et l’on peut difficilement l’interrompre pour rentrer chez soi se changer. Même si la météo parait particulièrement clémente, j’ai toujours à bord un pantalon et une veste de pluie. Le plus important reste les lunettes de soleil polarisante et la casquette, âpres l’argument de la santé qui veut que l’on protège sa tête du soleil et ses yeux de la réverbération vient l’argument  de la visibilité des têtes de roches émergés. J’insiste sur la casquette et sur l’importance  de la polarisation de vos lunettes car c’est elle qui vous permettra de mieux distinguer les têtes  roches immergées quand vous ferrez du rase caillou et là c’est votre embase de moteur qui vous dit merci !

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Combien de cannes

L’énorme avantage de la pêche en mer est bien évidement d’avoir plusieurs cannes à bord ! Je préconiserai de commencer avec deux jeux de canne. Une canne entre 1,90 et 2,20 pour une puissance de 10 à 35 gramme et une canne de 2,20 à 2,50 pour une puissance de 20 à 60 grammes (Voir 80 si il y a vraiment beaucoup de profondeur ou courant dans votre région). Vous pourrez par la suite augmenter le nombre de canne mais avec cette configuration vous couvrirez parfaitement plus de 80% de vos besoins

Porte canne 

Même avec une seul canne, il est important de pouvoir la ranger pour ne pas qu’elle vous dérange lors du transit ou pire en action de pêche. Il est important de regrouper les cannes dont vos n’avez pas besoin en seul endroit. Car en action de pêche on a vite fait d’agripper une canne lors d’an lancée et dans le meilleur des cas c’est le scion qui casse…

Rangement des leurres

Une boite de pêche pour ranger vos leurres est tout aussi indispensable. Le sac à dos que vous utilisiez du bord ne suffira plus pour plusieurs raison :

  • En mer on peut apporter beaucoup plus de matériel que du bord, puisqu’une fois chargé sur le bateau plus besoin de les trimballer…
  • Il faut protéger  le matériel de l’eau de mer. Tout leurre en contact avec de l’eau salé devra être rincé après la partie de pêche pour éviter tout risque de rouille. Il est donc important que votre boite soit totalement étanche car votre pont va prendre des embruns et la boite baignera souvent dans l’eau de mer
  • Une astuce est d’avoir un sceau  en plus de votre boite de pêche dans lequel vous métrez tous vos leurres qui ont été en contacte avec l’océan, pour les rincer après la partie de pêche et les ranger dans la boite principal
  • Ne laisser pas trainez des leurres sur le pont, une grosse vague, un démarrage brusque et c’est le meilleur moyen de glisser de dessus, de vous le planter, ou de la planter dans le bateau…

Improviser un vivier

Pas besoin d’investir dans  un vivier avec un système d’oxygénations ultra perfectionnées, une grosse glacière ou un grand bacckan remplis d’eau feront très bien l’affaire, le temps que vous pêché votre rocher. Le vivier permet de garder temporairement des poissons pris dans une zone très localisée qui si ils étaient relâchés risqueraient de prévenir les autres.  Les poissons pourront et devront être relâché quand vous changerez de spot. Et si il n’y pas de poissons dans votre glacière c’est un merveilleux range bière

Comment reconnaître un bon poste, l’aborder et le pêcher

Que d’eau que d’eau…

Cette phrase de Mac Mahon devant les inondations de Toulouse en 1875 peut s’appliquer aux premiers moments de solitude de pêcheur du bord qui part en mer. Le nombre de coins « pêchable » explose littéralement et il est bien difficile de se décider pour un caillou plus qu’un autre devant la multitude. En plus de cela vous allez jouer avec une nouvelle variante : la profondeur. Alors que du bord vous pêchiez  rarement plus de 6 mètres d’eau, là en bateau 6 mètres sera surement votre minimum.

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Mouton de panurge

Sur l’eau on assiste régulièrement à des attroupements de bateaux. Si vous ne voyez pas une zone de courant marqué ou d’activité en surface, rassurez vous alors il y a peu de chance que vous soyez en train de louper la chasse du siècle. Sachez faire la différence entre les pécheurs de maquereaux et vous pêcheurs de bars. Si vous voyez des mitraillettes et des pêcheurs avec des cannes courtes ne perdez donc pas trop de temps à trouver leur « secret spot » à maquereaux.

Entre la mer et vous faut que le courant passe

Du bord vous pêchiez très souvent les têtes rocheuses battues pas un courant transversale ? Depuis la côte les zones de courants sont faciles à repérer et à pêcher. Depuis votre rocher vous faites descendre tranquillement le courant à votre leurre en espérant qu’il croise la gueule d’un bar coopératif. En bateau le courant vous apportera des avantages supplémentaires.

Pas de bras, pas de chocolat = Pas de courant, pas de nourriture

Plus il ya de courant et plus les bars seront actifs car plus il y aura de passage de nourriture. Les bars sont la tête dans le courant et attende les bancs de lançon, maquereau ou sardine…C’est aussi le moment ou les bars se regroupent en banc et où la  compétitivité alimentaire devient alors encore plus forte.

Battez du terrain…

Plus il y aura de courant et plus vous couvrirez de terrain et plus vous bâterez du terrain et plus vous aurez la chance de tomber sur du poisson actif.  Privilégiez donc pour vos sorties des coef avec des marrées au dessus de 75 et si possible des coefficients dans une phase ascendante, les poissons ont la réputation d’être plus mordeurs avec l’arrivée de la marée.

Pas le temps de réfléchir !!!

Avec les forts courants les bars sont habitués à voir passer leurs proies à toute vitesse. Avec ce courant votre leurre n’aura pas le temps d’être étudié par maitre labrax et sera happé rapidement par ce dernier qui ne souhaite pas voir cette proie s’échappé…C’est peut être un nouveau concept le « Salt power fishing »

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Approchez à pas de loup

Le son ne se propage pas de la même façon dans l’air que dans l’eau, et bien que l’on appelle l’environnement de nos camarades de jeux préféré le monde du silence, vous ne pouvez pas faire n’importe quoi avec votre moteur. Plus vous arriverez discrètement sur un coin et plus vous augmenterez vos chances de capture. Sur l’océan, l’absence de repère visuel modifie totalement la perception des distances, et trop de pêcheurs arrivent bien trop vite sur les spots. Une astuce pour évaluer des distance est d’imaginer combien de fois vous pourriez mettre votre bateau entre vous et votre zone d’arrêt, vous connaissez la longueur du bateau vous n’avez plus qu’a multiplié. Une autre astuce est de mettre le curseur de votre GPS sur votre zone d’arrêt. Plus que de savoir ou vous voulez pêcher, il est impératif de savoir ou vous voulez vous arrêtez pour commencer votre dérive. En fonction du courant et de la vitesse d’approche je me mets entre 75 mètres 150 mètres et plus du point que je veux commencer à pêcher. Car entre le temps de couper le moteur, de lancer et de laisser descendre votre leurre il peut s’en passer du temps. Retenez donc Si vous n’aviez juste qu’un point à retenir de ce paragraphe : DISCRETION

Et pourtant elle tourne (Contrôler sa dérive)

Contrôlez sa dérive est des points essentiels de la pêche en bateau, malheureusement il faut admettre que l’on ne maitrise pas grand-chose. C’est donc un petit jeu d’anticipation. Aucune dérive n’est pareille, en raison de la marée qui change, du vent qui forcit, de l’angle de l’hélice qui va nous faire tourner.

Laisser des traces…

Il faut commencer à mettre votre sondeur en mode trace, pour voir exactement ou vous êtes passé et aussi activer la fonction qui vous permettra de savoir ou vous serez dans une minute. Le mieux pour avoir une dérive dans les traces de la première est de faire un grand tour (Surtout ne remontez pas en ligne droite sur vos dérives pour ne pas effrayer le poisson) et de reprendre exactement le même circuit d’arriver. Pour commencer une dérive j’arrive dans le sens le la dérive que je veux effectuer et non pas perpendiculaire. Ainsi l’influence du moteur n’aura une incidence que sur la vitesse de ma dérive au début et mais ne me gênera pas pour être sur ma trace. Une astuce pour que le bateau soit bien perpendiculaire au sens du courant est de mettre votre barre toute à gauche ou toute à droite

Un peu d’électronique

Le sondeur et meilleur ami et ennemi du pêcheur. Il vous indique que la tête de roche sur laquelle vous dérivez est pleine de bar puisque votre écran sondeur est plein de petit poisson à l écran et pourtant ca fait dix fois que vous passez dessus et vous n’avez pas eû une seule touche. La première chose à faire sur votre sondeur est de supprimer la fonction reconnaissance des échos et d’apprendre à interpréter votre sondeur. Les grosses boulles ce sont des poissons fourrages et les arcs se sont des bars. Si vous tombez sur une boule de fourrage, il ya surement des bars à coté ! Si vous tombez sur des arcs sur le fonds c’est un banc en attente, et c’est à vous de trouver le leurre qui les fera réagir et si vous tomber sur une boule avec des arcs à l’intérieur là c’est la grosse pêche assurée.

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Faites le point

Il est très important de noter le moment exacte ou vous aurez la touche, car cela correspond à l’endroit exact ou se situe le banc de bar et parfois cela peut être très localisé. Une dizaine de mètre peut faire toute la différence. Cela vous permettra de repassez exactement dessus par la suite. Cela vaut aussi pour les détections intéressantes, il faudra revenir plus tard pour vérifier si les poissons ne sont pas plus actifs. J’utilise deux couleurs entre mes points, l’un pour les poissons validés l’autre pour les détections intéressantes

Arrêtez de pêcher le centre du rocher

 

Un des secret de la pèche au bar est la façon dont vous allez aborder la tète de roche en fonction de la marée. Il existe une multitude de configuration, mais nous n’allons traiter ici que le cas d’école.

La tête blanchit par les vagues

Pêcher une tête de roche qui découvre peut toujours rapporter un peu de poissons, mais cela dépends surtout de deux facteurs. Il faut du courant et de la mousse. Il faut que votre tête soit touchée par un courant pour qu’il y ait de la nourriture et de la mousse donc des grosses vagues, pour que les poissons fourrages malmenés par les vagues se fasse attaquer par les bars. C’est donc une pêche ou l’on va chercher la mousse.  C’est une pêche dangereuse que je ne conseil pas au nouveau pêcheur de bar car elle rapporte peu de poissons en comparaison des risques que l’on peut prendre sans s’en rendre compte. Pour éviter tout risque, utilisez des leurres qui se lancent loin, mettez vous dans une dérive parallèle à la tête de roche et pêcher la mousse. Si les conditions décrites ci-dessous ne sont pas réunies cela ne sert à rein de pêcher la tête émergente. Pas besoin d’insister si les bars sont mordeurs vous le saurez très vite

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La tête de roche immergée

C’est vraiment dans cette configuration que vous pourrez faire les plus belles pêches ! Les poissons se regroupent en banc dans des profondeurs variable entre 10 m et plus et attendent le passage du poisson fourrage. C’est ce genre de coin que vous devez chercher à tout prix pour faire de belles pêches.  Les bars se regroupent soient juste devant la tête de roches soit sur les cotés ou encore derrière. Sur chaque tête de roche vous devez essayer de pêcher ces coins. Les bars cherchent en priorité un relief accidenté qui leur permettra de se mettre à l’abri du courant tout en voyant passer les proies.  Une fois de plus pour trouver une tête de roche qui me plaise, je regarde s’il y a du courant et surtout je regarde la configuration sur le sondeur. Plus les lignes de sonde sont rapprochées et plus le relief sous marin sera accidenté. Par exemple sur une carte marine, si  une tête de roche passe du blanc au vert rapidement vous pourrez en déduire que la tête de roche remonte très rapidement. Avant de conclure qu’une tête ne donne pas assurez vous que vous avez bien exploré tous les tombants à la montante comme à la descendante.

Vous touchez le fond, c’est bien vous commencer à pêcher

80% la pêche du bar se joue sur le fond. Les poissons sont calé sur le fond et attende de voir passer le leurre qu’ils avaleront au passage. Mais toucher le fond n’est pas toujours chose facile. Quand vous péchiez  dans six mètres d’eau du bord, vous auriez très souvent aimé qu’il y en est beaucoup plus pour ne pas vous accrochez constamment. Là vous vous retrouverez à lutter contre le fond, le courant, le vent et le déplacement du bateau. Pour vous donnez un exemple personnel quand j’ai commencé en bateau, sur certains coins je péchais avec des têtes plombées de 40 grammes pour toucher le fond, un an plus trad. sur le même coin et dans les mêmes conditions j’étais avec une TP de 15 grammes. Le plus important n’est évidement pas de toucher le fond mais de le sentir et pour cela il y un certain nombre d’astuces.

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Compter jusqu’à trois

On ne peut pas donner de règles précises du style 10 mètres égale 10 grammes, 20 mètre égale 20 grammes car en fonction du courant, de votre leurre et de nombreux facteurs, les paramètres seront différents. Ma technique est de mettre mon leurre à la verticale du bateau et de le laisser couler en comptant combien de seconde il met pour toucher le fond. Une fois cette valeur en tête, vous n’avez plus qu’à lancer votre leurre, attendre la durée que vous connaissez moins une seconde pour ne pas finir coincé au fond. Après pour rester au plus près du fond il faudra parfois ouvrir le pick up de votre moulinet et lâcher du fil.

Une question d’aérodynamisme

Il existe de nombreux moyens pour améliorer la perception que l’on à du fond. Vous pouvez réduire le diamètre de votre tresse. Les diamètres que j’utilise vont de PE 1.0 pour la pêche en finesse à PE 1.5 pour la traction. Chercher à avoir des cannes résonnantes en cherchant les cannes ayant un bon blanck, de bon anneau etc.. Enfin il y a des leurres plus aérodynamiques que d’autre qui vous permettront plus facilement de toucher le fond.

 

Pêcher toute la colonne d’eau

Si 80% de la pêche se joue sur le fond, 20 % se joue donc entre la pleine et eau et la surface. Si vous avez des traces de poissons fourrages sur votre sondeur, variée donc les vitesses à la remonté c’est sont le meilleur moyen de faire un beau lieu. Je me souviens d’une pêche ou les bars tapaient entre deux eaux et en linéaire…une fois de plus la pêche n’est pas une science exacte

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Arrêter de pêcher en vertical

N’arrivant pas à toucher le fond, en péchant en traction ou à lz volé  lors de mes premiers jours de pêche, j’avais opté pour la verticale. Au moins avec 60 grammes de TP je raclais bien le fond, et en plus de perdre une quantité astronomique de leurre dans les rochers et dans la gueule des vielles, je n’ai jamais fait un bar. Aussi dur que cela soit de toucher le fond en traction ou à la  volée vous ne devez pas céder à la tentation de la verticale, car  à moins de15 mètres de profondeur, il y a peu de chance que vous séduisiez beaucoup bar.

Animation de base : Traction VS Volée

               Du bord vous n’aviez jamais forcément cherché à mettre des noms techniques sur des animations. Vous lanciez votre leurre dans le courant et animiez par des mouvements plus ou moins amples et rapides.  Alors comment comprendre si l’on doit pêcher en traction ou en volée.

La volé

C’est une animation que j’utilise dans des fonds de 2 à 10 mètres, sur des grands plateaux ou il n’ya pas beaucoup de courants. Je lance dans la direction du bateau, pour couvrir rapidement des Zones sur lesquels le bateau n’est pas encore passé. Les animations peuvent être lente ou rapide cela dépends du leurres et du comportement des poissions. Cette technique permet de quadriller une grande superficie. Elle est excellente sur des poissons actifs ou sur une chasse.

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La traction

C’était le grand terme à la mode, il y a encore de cela trois ans dans le monde de la pêche. Je ne comprenais absolument pas ce qui se cachait derrière ce terme et entre la Normandie et la Bretagne on ne « tractionne » pas exactement de la même façon. Je vais donc vous décrire les deux modes de pêche assez similaire que j’ai pu observer.

En Normandie lorsqu’il s’agit de pêcher de grands plateaux l’on lance derrière le bateau le plus loin possible, et on laisse on le leurre trainer derrière en effectuant d’ample animation avec son shad. On prend le contact avec le fond et on anime. Un des secrets est de faire très attention à la descente du leurre car c’est très souvent à ce moment que la touche survient.

En Bretagne on lance ¾ aval car les dérives sont plus courtes et on ne veut pas passer sur les bancs de bars avec le bateau. L’animation et le principe reste le même, juste le leurre suit une trace parallèle à la dérive du bateau. Cette technique présente à mon sens l’avantage de pas passez au dessus des poissons, mais elle est aussi plus dure à mettre en œuvre.

Mise et sortie de l’eau

Les mise et sortie de l’eau sont des moments privilégiés pour bien préparer sa sortie. L’occasion de saluer et de discuter  avec les autres pêcheurs de la journée, l’occasion de refaire ses bas de ligne et de bien organiser le matériel de pêche sur le bateau. Alors ce n’est pas grave si vous mettez une heure pour mettre à l ‘eau cela fait partie des joies de la pêche en bateau. Pour les premières mise à l’eau soyez si possible accompagné de personnes l’ayant déjà fait avant.

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A deux bars on  relâche la pression

En bateau vous aurez surement la chance de tomber dans des moments de frénésie alimentaire. Il est donc important que vous soyez raisonnable si vous voulez que votre bateau vous serve encore dans moins de 10 ans. Car la pêche recréatrice telle que nous la pratiquons n’est pas sans impact sur notre environnement. Garder deux bars par jour est plus que suffisant, surtout si vous avez la chance de sortir régulièrement. N’oubliez pas que la maille est enfin de 42 cm et que les plus gros poissons ne sont pas les meilleurs à manger. Les grands chefs partageront mon avis .Les meilleurs filets de bars sont des poissons entre 45 et 55 cm. Au-delà vous supprimez de superbes reproducteurs qui ont parfois plus de dix ans. N’oubliez pas non plus de couper la queue des poissons que vous gardez.

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La courtoisie sur l’eau

Il est une tradition qui se perd de plus en plus sur l’eau c’est le « Salut ». J’observe de moins en moins de salue entre les pêcheurs en mer qui préfère s’épier que de se saluer franchement.  A l’inverse il y a les plaisanciers qui viennent se mètre à dix mètres de vous, moteur allumé et qui vous demande « ca mord ? ». Un conseil si vous avez besoin d’aborder un autre bateau, c’est de le joindre quand il est en transit. Faites aussi attention à ne pas couper la dérive des autres pêcheurs, c’est-à-dire ne pas passer moteur allumé sur la ligne de dérive que suit un bateau en action de peche.

L’entretien d’un bateau

Si vous avez envie de savoir ce que cela fait d’avoir un bateau, vous pouvez vous mettre sous une douche froide et déchirer des billets de banque. Sur un bateau il y a toujours un truc qui se casse ou un truc à changer. Vous verrez que c’est aussi un plaisir de s’occuper de son bateau quand la météo ne vous permet pas de sortir.

 

Prenez un guide

C’est vraiment l’ultime conseil de mon article, celui qui ma personnellement fait progresser comme jamais je n’aurais pu le faire tout seul. Les forums regorgent de personnes qui ont eut un bateau, ou qui savent pêcher en bateau que vous pouvez embarquer. Il suffit d’oser leur demander !!!Invitez les, Gasoil et repas compris et en échange demander leurs de vous montrer comment ils abordent une dérive, comment ils sélectionnent leurs leurres, comment ils pêchent. N’espérez pas qu’ils vous donnent leurs « secrets spots » ca c’est à vous de trouver les votre. Si vous n’êtes pas familier d’internet, ou si vous ne trouvez personne pour vous accompagnez demander à un guide. J’insiste sur l’importance de pêcher avec votre propre bateau. L’expérience et le sens marin du guide vous permettront d’obtenir plein de petits conseils pratiques pour votre embarcation.

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Conclusion

Pour conclure cet article qui aborde les bases à connaître pour bien démarrer les pêches en bateau j’aimerais insister sur trois points que vous devez retenir si vous avez déjà oubliez tout le reste.

1)      Soyez discret en arrivant sur le spot, c’est cela qui vous assurera d’avoir des poissons coopératifs

2)      Soyez guidé, car le meilleur moyen d’apprendre reste d’observer de meilleurs pêcheurs que soit.

3)      Faite attention à la ressource, nous devons préserver les compagnons de notre activités favorites

Il ne me reste plus qu’a vous souhaitez bon vent et bonne mer, maintenant que votre esprit vogue déjà vers les belles chasses ce cet été !

Bons vents Bonne mer à tous

 

 

 

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